{"id":24449,"date":"2015-12-12T10:16:13","date_gmt":"2015-12-12T09:16:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.rockonwall.com\/fr\/?p=24449"},"modified":"2015-12-21T16:40:31","modified_gmt":"2015-12-21T15:40:31","slug":"la-bande-son-de-2015-en-5-disques-vinyles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/legacy.rockonwall.com\/fr\/blog\/la-bande-son-de-2015-en-5-disques-vinyles\/","title":{"rendered":"La bande-son de 2015 en 5 albums"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: justify;\">2015 : une ann\u00e9e qui commence par les attentats contre Charlie Hebdo et l\u2019Hypercasher et qui se termine par des \u00e9lections r\u00e9gionales aux allures de suicide d\u00e9mocratique. Une ann\u00e9e au cours de laquelle la musique, habituellement d\u00e9fouloir collectif tout autant que refuge o\u00f9 soigner ses bleus \u00e0 l\u2019\u00e2me, s\u2019est retrouv\u00e9e un soir de novembre la cible d\u2019une id\u00e9ologie fasciste et d\u00e9shumanis\u00e9e. Une ann\u00e9e \u00e0 la bande-son forc\u00e9ment h\u00e9doniste.<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><\/h3>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #e01e10;\">Tame Impala &#8211; <em>Currents<\/em><\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ayant introduit des ingr\u00e9dients plus disco \u00e0 son rock psych\u00e9d\u00e9lique, l\u2019australien Kevin Parker &#8211; l\u2019homme derri\u00e8re les partitions, les crayons, la console de mixage, la guitare, la basse, la batterie et les synth\u00e9s de <strong>Tame Impala<\/strong> &#8211; d\u00e9croche la timbale dans pratiquement tous les classements de cette fin d\u2019ann\u00e9e, et c\u2019est m\u00e9rit\u00e9. <strong>Currents<\/strong> est ainsi truff\u00e9 de tubes planants et dansants \u00e0 la fois, que sa voix haut perch\u00e9e patine d\u2019une dimension \u00e9rotique ind\u00e9niable. Et puisqu\u2019on parle d\u2019\u00e9rotisme, il nous offre en plus le clip de l\u2019ann\u00e9e avec <em><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=sBzrzS1Ag_g\" target=\"_blank\">The Less I Know The Better<\/a><\/em>, un hymne adolescent digne des Bee Gees.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #e01e10;\">New Order &#8211; <em>Music Complete<\/em><\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les v\u00e9t\u00e9rans de la techno-cold-wave en ont encore dans la boite \u00e0 rythme ! In\u00e9gal et schizophr\u00e8ne &#8211; le cortex gauche dans les friches industrielles, le droit sur le dance floor -, <strong>Music Complete<\/strong> n\u2019en reste pas moins un album parfaitement dans l\u2019air du temps, oscillant entre le meilleur de l\u2019electro-pop et le rock ind\u00e9 le plus sophistiqu\u00e9. On pardonnera d\u2019autant mieux \u00e0 Barney et sa bande, amput\u00e9e d\u2019un Hooky boudeur qui joue tout seul dans son coin en maugr\u00e9ant, les fautes de go\u00fbt qui jalonnent l\u2019album, qu\u2019elles font ressortir l\u2019excellence des <em>Restless<\/em>, <em>Academic<\/em> et autre <em>Nothing But A Fool<\/em>, le tout emball\u00e9 dans l\u2019une des plus belles pochettes de la d\u00e9cennie.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #e01e10;\">Courtney Barnett &#8211; <em>Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit<\/em><\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019australienne confirme en beaut\u00e9 les espoirs plac\u00e9s en elle avec son premier album, <strong>A Sea Of Split Peas<\/strong>, paru en 2013. Son flow un peu branleur hypnotise, son storytelling \u00e9meut, sa guitare va \u00e0 l\u2019essentiel, ses m\u00e9lodies font mouches : il ne faut pas longtemps avant d\u2019avoir envie d\u2019en faire sa meilleure amie et de parcourir avec elle les coins paum\u00e9s qu\u2019elle illumine d\u2019une historiette ou d\u2019un crobard. Avec un ratio tube-tape-dans-tes-mains\/remplissage largement positif, <strong><em>Sometimes I Sit<\/em><\/strong> \u2026 est le disque \u00e0 roadtrip par excellence. En route !<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #e01e10;\">Django Django &#8211; <em>Born Under Saturn<\/em><\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le genre barr\u00e9, le groupe anglo-irlando-\u00e9cossais avait frapp\u00e9 fort avec son premier album \u00e9ponyme sorti en 2012 : un truc inclassable, \u00e0 la fois pop, surf, world, psych\u00e9, folk, prog, trip hop \u2026, bref, du rock de Marsupilami. <strong>Born Under Saturn<\/strong> engage clairement un virage vers une pop plus format\u00e9e, sans pour autant perdre en cr\u00e9ativit\u00e9, une sorte de Alt-J sous acide. Le plus gros changement pour nous, c\u2019est qu\u2019on peut maintenant siffloter du <strong>Django Django<\/strong> sous la douche et les croiser en boite. Pour <strong>Django Django<\/strong>, fini les salles confidentielles, direction les stades !<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #e01e10;\">Albert Hammond Jr &#8211; <em>Momentary Masters<\/em><\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">N\u00e9 avec un m\u00e9diator en argent dans la bouche, Junior ne sait pas faire grand chose d\u2019autre que du rock. Orphelin du groupe-qui-a-r\u00e9invent\u00e9-le-rock&amp;roll au d\u00e9but du nouveau mill\u00e9naire, il n\u2019a donc pas d\u2019autre choix que de poursuivre en solo une carri\u00e8re jusque l\u00e0 en filigrane mais qui prend de l\u2019ampleur avec ce 3e album. Pour ce qui est des blouson en cuir, stratocaster, riff tranchant et batteur maigrichon, rien ne manque. C\u2019est du c\u00f4t\u00e9 de la voix qu\u2019il faut voir une assurance nouvelle, une personnalit\u00e9 mieux assum\u00e9e, un genre de <strong>Michael Stipe<\/strong> chantant <strong>The Strokes<\/strong>, pour notre plus grand bonheur. Vivement la suite.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2015 : une ann\u00e9e qui commence par les attentats contre Charlie Hebdo et l\u2019Hypercasher et qui se termine par des \u00e9lections r\u00e9gionales aux allures de suicide d\u00e9mocratique. 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